Le mot du moment

Qui n'aime point le vin, les femmes ni le chant restera sot toute sa vie.

Martin Luther

On flingue le Grenelle ...

1.jpg 2.jpg 3.jpg Alors que les enjeux du réchauffement climatique sont clairement établis, Direct Energie projette la construction de deux centrales électriques au gaz, sources d'importantes nuisances, notamment de gaz à effets de serre. Ces deux projets, qui ne sont pas destinés à remplacer des centrales thermiques au charbon, sont fortement contestés, à Verberie dans l'Oise et à Hambach en Moselle.
hambachDans les deux cas, ils visent à s'installer sur des terrains vierges de ce type d'équipement, au mépris de la population locale (conseils municipaux opposés, associations opposées, enquête publique avec avis négatif, pétitions, manifestations, ...) et avec des arguments (chantage à l'emploi, à la taxe professionnelle, ...) qui ne tiennent pas la route.
Informez vous sur : le projet de Verberie ; le projet de Hambach.

Une pétition est également ouverte : lien vers la pétition.

Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 20:00
Assez de grisaille en ce début d'automne ! Les Apéros Vintage de Bordeaux ont repris à Paris. Pas de panique, si vous avez manqué ceux des 6 et 13 octobre, il reste encore quelques soirées pour vous rattraper : 

Le 20 octobre Le Bar Rouge – Paris 3ème
Concert : Thos Henley. Animation : tatoueuse (!)
 
Le 27 octobre : Le Mécano Bar – Paris 11ème
Concert : Kid Bombardos. Animation : dédicace de stop goutte (!!)
 
Le 3 novembre : Chez Jeannette – Paris 10ème
Concert : Arch woodmann. Animation : dédicace de sacs (!!!)



Concerts de 19 à 21 h, informations : www.bordeaux.com


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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 15:01

Martine Coutier : Dictionnaire de la langue du vin.

D’abord à vulgaire, la langue du vin comporte de très nombreux termes qu’elle emprunte le plus souvent au langage courant et qu’elle met à sa propre sauce ! Quelques 780 d’entre eux sont ici recensés, définis, illustrés et commentés. Les définitions sont très éloignées de celles que l’on trouve dans les dictionnaires communs de la langue française, qui ignorent quasi-systématiquement le sens que leur donnent les œnophiles. Inutile par exemple d’y recourir pour savoir ce que votre voisin de table a bien voulu dire en qualifiant son vin de couillu, de distingué, de franc ou d’introverti ...


Le vin donne bien entendu lieu à toute une série de termes relatifs à la perception visuelle, olfactive et tactile. Le registre des métaphores est également très riches, qu’elles soient sensorielles, temporelles, spatiales, artistiques, … Mais le registre le plus impressionnant est celui des métaphores anthropomorphiques, sur lesquelles vous venez d’avoir un tout petit aperçu. La langue révèle la place si particulière du vin dans notre société, à tel point qu’on le qualifie volontiers avec des termes décrivant habituellement nos semblables. Car tout vin, qu’il soit aimable ou rude, discret ou bavard, est comme un convive de plus à table. Personnage vivant, on ne sera pas étonné que des mots tombent en désuétude, que disparaissent progressivement les paillets et les jansénistes, que s’effacent tous ces vieillots au profit par exemple des parkérisés, bodybuildés et autres vins de garage.

Martine Coutier a réalisé un très riche travail de recherche dans la littérature, dans les guides et revues spécialisées, dans les ouvrages techniques, pour produire ce dictionnaire qui explore le prolifique vocabulaire du vin avec une approche linguistique. Un ouvrage qui a du montant !




Dictionnaire de la langue du vin. Martine Coutier. Préface de Jean-Claude Pirotte. 476 pages. CNRS Editions. 2007. 30 €.
 
 
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 08:48

« La Nature est sur le point de rendre les armes face à la violente domination de l'Homme » résume Spencer Tunick, photographe connu pour son approche très personnelle du land-art, dans lequel il met en scène des foules nues. 

A quelques semaines de la conférence de Copenhague,
 il met son objectif et son talent au service de Greenpeace, qui souhaite sensibiliser l’opinion publique aux menaces que font peser les changements climatiques sur l’environnement et les cultures. Il vient ainsi de mettre en scène quatre installations avec 700 personnes complètement nues dans les vignes de Bourgogne. Mais voyez plutôt :


Les images ont été prises au domaine du Château des Rontets, situé en Pouilly-Fuissé, et appartenant à Claire Gazeau et Fabio Montrasi, deux anciens architectes reconvertis dans la viticulture bio.

 

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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /2009 11:01

Marco Parenti : L’art de couper le fromage.

Si certains ont élevé la pratique de la découpe des cheveux en quatre au rang d’art, ce n’est rien comparé aux recherches qui furent nécessaires pour trouver les meilleures manières de découper un fromage en quatre, mais aussi en cinq, six, sept, etc., au regard de sa forme. Vous vous direz peut-être qu’il n’y a pas de quoi en faire justement un fromage. Qu’il suffit généralement de prendre un de ces couteaux à dents marqués « fromage » sur le manche ou la lame, et de couper des parts égales. Vous voilà donc prêts à faire subir à la pâte du fromage un véritable massacre en la pénétrant par toutes ces petites pointes. Massacre qui évoque ni plus ni moins à l’auteur que le « viol d’une vierge sans défense », ce qu’aucun gentilhomme ne laisserait faire !


Vous voilà prévenus, couper le fromage n’est pas un acte anodin. Il relève d’un véritable rituel que tout amateur un tant soit peu digne devrait maitriser. Choix des ustensiles en fonction du fromage, définition du plan de découpe selon la forme et le nombre de convives (car il s’agit d’offrir à chacun la même quantité avec une même proportion de pâte et de croute), et maîtrise absolue du geste au regard de la densité de l’objet du désir : ce traité mi-sérieux codifie la découpe du fromage à l’instar de l’
ikébana pour la préparation du thé ou du kamasutra pour le plaisir sexuel.




Si l’ouvrage tient ses promesses pour la découpe (du fromage comme des cheveux), il nous laisse un peu sur notre faim (c’est un comble) au niveau des accords entre fromages et vins, soit par manque de précisions (un Alsace avec le munster, oui mais lequel ?), soit par un certain conformisme (les accords régionaux et les vins rouges sont le plus souvent mis en avant). Le numéro d’octobre de la
Revue des Vins de France arrive donc à point. Olivier Poussier y alimente tout un dossier consacré à ce sujet, conseillant notamment de ne servir qu’un seul fromage, mais en travaillant l’accord avec le vin, qui sera d’ailleurs plus souvent blanc que rouge.


L’art de couper le fromage - Petit traité mi-sérieux sur l’art de couper le fromage et de l’assortir au pain et au vin
. Marco Parenti. 64 pages. Editions DésIris. 2000 (édition italienne originale de 1991). 10 €.

 
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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 11:44

Le vin est un sujet sérieux, qui en aurait douté ? Mais de là à ce que la revue Science & Vie lui consacre tout un numéro hors-série … Bien lui en a pourtant pris ! Car si certains articles s’adressent plus au néophyte, l’amateur dit averti y trouvera quantité d’informations passionnantes. Par exemple sur les mécanismes du goût, montrant à quel point il faut relativiser nos capacités à décrire les vins dégustés. Egalement sur l’histoire sept fois millénaire de l’homme et du vin, aux usages tour à tour rituels, alimentaires ou thérapeutiques. Sur la médecine, justement, avec enfin une synthèse objective des connaissances sur les effets du vin sur la santé, très loin des diatribes prohibitionnistes. Mais aussi sur les défis environnementaux que doit relever la viticulture. L’heure n’est en effet plus aux polémiques sur les usages de pesticides, la viticulture doit les réduire drastiquement. Il reste à savoir comment, le bio n’étant pas la panacée. Il en est de même pour les mutations climatiques, qui vont nécessairement conduire à des évolutions dans les pratiques.

 

Mais le vin n’est pas une boisson réductible à sa composition chimique, aussi complexe soit-elle (même si certains chercheurs travaillent sur l’élaboration de vin de synthèse). Il est aussi un art, résultant de la conjonction toujours unique des talents de la nature et de l’homme. Un aspect que Science & Vie n’omet nullement de prendre en compte, réconciliant les esprits cartésiens et les poètes.

 

Science & Vie, numéro hors-série La science du vin. 130 pages. 7 €.

 

 

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