Alors que les enjeux du réchauffement climatique sont clairement établis, Direct Energie projette
la construction de deux centrales électriques au gaz, sources d'importantes nuisances, notamment de gaz à effets de serre. Ces deux projets, qui ne sont pas destinés à remplacer des centrales
thermiques au charbon, sont fortement contestés, à Verberie dans l'Oise et à Hambach en Moselle.
Dans les deux cas, ils visent à s'installer sur des terrains vierges de ce
type d'équipement, au mépris de la population locale (conseils municipaux opposés, associations opposées, enquête publique avec avis négatif, pétitions, manifestations, ...) et avec des arguments
(chantage à l'emploi, à la taxe professionnelle, ...) qui ne tiennent pas la route.
Martine Coutier : Dictionnaire de la langue du vin.
D’abord à vulgaire, la langue du vin comporte de très nombreux termes qu’elle emprunte le plus souvent au langage courant et qu’elle met à sa propre sauce ! Quelques 780 d’entre eux sont ici
recensés, définis, illustrés et commentés. Les définitions sont très éloignées de celles que l’on trouve dans les dictionnaires communs de la langue française, qui ignorent quasi-systématiquement
le sens que leur donnent les œnophiles. Inutile par exemple d’y recourir pour savoir ce que votre voisin de table a bien voulu dire en qualifiant son vin de couillu, de distingué, de franc ou
d’introverti ...
Le vin donne bien entendu lieu à toute une série de termes relatifs à la perception visuelle, olfactive et tactile. Le registre des métaphores est également très riches, qu’elles soient
sensorielles, temporelles, spatiales, artistiques, … Mais le registre le plus impressionnant est celui des métaphores anthropomorphiques, sur lesquelles vous venez d’avoir un tout petit aperçu.
La langue révèle la place si particulière du vin dans notre société, à tel point qu’on le qualifie volontiers avec des termes décrivant habituellement nos semblables. Car tout vin, qu’il soit
aimable ou rude, discret ou bavard, est comme un convive de plus à table. Personnage vivant, on ne sera pas étonné que des mots tombent en désuétude, que disparaissent progressivement les
paillets et les jansénistes, que s’effacent tous ces vieillots au profit par exemple des parkérisés, bodybuildés et autres vins de garage.
Martine Coutier a réalisé un très riche travail de recherche dans la littérature, dans les guides et revues spécialisées, dans les ouvrages techniques, pour produire ce dictionnaire qui explore
le prolifique vocabulaire du vin avec une approche linguistique. Un ouvrage qui a du montant !
« La Nature est sur le point de rendre les armes face à la violente domination de l'Homme » résume
Spencer Tunick, photographe connu pour son approche très personnelle du land-art, dans lequel il met en scène des
foules nues.
A quelques semaines de la conférence de Copenhague, il met son objectif et son talent au service de Greenpeace, qui souhaite sensibiliser l’opinion publique aux menaces que font peser les changements climatiques sur l’environnement et les cultures. Il vient ainsi de mettre
en scène quatre installations avec 700 personnes complètement nues dans les vignes de Bourgogne. Mais voyez plutôt :
Les images ont été prises au domaine du Château des Rontets, situé en Pouilly-Fuissé, et appartenant à Claire Gazeau et Fabio
Montrasi, deux anciens architectes reconvertis dans la viticulture bio.
Marco Parenti : L’art de couper le fromage.
Si certains ont élevé la pratique de la découpe des cheveux en quatre au rang d’art, ce n’est rien comparé aux recherches qui furent nécessaires pour trouver les meilleures manières de découper
un fromage en quatre, mais aussi en cinq, six, sept, etc., au regard de sa forme. Vous vous direz peut-être qu’il n’y a pas de quoi en faire justement un fromage. Qu’il suffit généralement de
prendre un de ces couteaux à dents marqués « fromage » sur le manche ou la lame, et de couper des parts égales. Vous voilà donc prêts à faire subir à la pâte du fromage un véritable
massacre en la pénétrant par toutes ces petites pointes. Massacre qui évoque ni plus ni moins à l’auteur que le « viol d’une vierge sans défense », ce qu’aucun gentilhomme ne laisserait
faire !
Vous voilà prévenus, couper le fromage n’est pas un acte anodin. Il relève d’un véritable rituel que tout amateur un tant soit peu digne devrait maitriser. Choix des ustensiles en fonction du
fromage, définition du plan de découpe selon la forme et le nombre de convives (car il s’agit d’offrir à chacun la même quantité avec une même proportion de pâte et de croute), et maîtrise
absolue du geste au regard de la densité de l’objet du désir : ce traité mi-sérieux codifie la découpe du fromage à l’instar de l’ikébana pour la
préparation du thé ou du kamasutra pour le plaisir sexuel.
Le vin est un sujet sérieux, qui en aurait douté ? Mais de là à ce que la
revue Science & Vie lui consacre tout un numéro hors-série … Bien lui en a pourtant pris ! Car si certains articles s’adressent plus au néophyte, l’amateur dit averti y trouvera quantité
d’informations passionnantes. Par exemple sur les mécanismes du goût, montrant à quel point il faut relativiser nos capacités à décrire les vins dégustés. Egalement sur l’histoire sept fois
millénaire de l’homme et du vin, aux usages tour à tour rituels, alimentaires ou thérapeutiques. Sur la médecine, justement, avec enfin une synthèse objective des connaissances sur les effets du
vin sur la santé, très loin des diatribes prohibitionnistes. Mais aussi sur les défis environnementaux que doit relever la viticulture. L’heure n’est en effet plus aux polémiques sur les usages
de pesticides, la viticulture doit les réduire drastiquement. Il reste à savoir comment, le bio n’étant pas la panacée. Il en est de même pour les mutations climatiques, qui vont nécessairement
conduire à des évolutions dans les pratiques.
Mais le vin n’est pas une boisson réductible à sa composition chimique, aussi complexe soit-elle (même si certains chercheurs travaillent sur l’élaboration de vin de synthèse). Il est aussi un art, résultant de la conjonction toujours unique des talents de la nature et de l’homme. Un aspect que Science & Vie n’omet nullement de prendre en compte, réconciliant les esprits cartésiens et les poètes.
Science & Vie, numéro hors-série La science du vin. 130 pages. 7 €.
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