Alors que les enjeux du réchauffement climatique sont clairement établis, Direct Energie projette
la construction de deux centrales électriques au gaz, sources d'importantes nuisances, notamment de gaz à effets de serre. Ces deux projets, qui ne sont pas destinés à remplacer des centrales
thermiques au charbon, sont fortement contestés, à Verberie dans l'Oise et à Hambach en Moselle.
Dans les deux cas, ils visent à s'installer sur des terrains vierges de ce
type d'équipement, au mépris de la population locale (conseils municipaux opposés, associations opposées, enquête publique avec avis négatif, pétitions, manifestations, ...) et avec des arguments
(chantage à l'emploi, à la taxe professionnelle, ...) qui ne tiennent pas la route.Ségolène Lefèvre : Les femmes & l’amour du vin.
Si la place des femmes dans le monde du vin n’est aujourd’hui plus remise en cause, il n’en a pas toujours été ainsi. Vénus a souvent été tenue éloignée de Bacchus. Pour que les mentalités commencent petitement à évoluer, il aura fallu quelques réussites éclatantes de jeunes veuves que le destin a conduit a reprendre les rênes du domaine tenu par feu leur mari. Françoise de Sauvage d’Yquem, Louise Alexandrine Pommery, Barbe Nicole Cliquot ont amené leurs vins aux sommets et ont ainsi ouvert une voie de moins en moins étroite pour les femmes vigneronnes. Ce qui est vrai à la vigne et au chai l’est également pour la vente ou la sommellerie, où les femmes accèdent de plus en plus, et avec un talent justement remarqué, à des fonctions traditionnellement masculines.
Richement documenté, le livre de Ségolène Lefèvre propose une analyse mythologique, historique et sociologique très fine de tous les mécanismes qui ont, au fil des âges, tour à tour écarté ou au contraire ramené les femmes au vin. Et cela au travers de trois grandes thématiques : faire, servir et boire le vin. Trois domaines où les tabous religieux, les interdits moraux et les aprioris machistes ont souvent cantonné les femmes dans des rôles secondaires, quand elles avaient seulement le droit de jouer un rôle … Et le marketing de vins dits « féminins » n’est que le dernier avatar du sexisme en la matière.
Un autre intérêt de l’ouvrage réside dans le fait de donner la parole aux actrices de cette évolution, à des femmes connues et reconnues dans le monde du vin : Christine Valette (Château Troplong-Mondot), Clotilde Davenne (Domaine les Temps Perdus), Iris Rutz-Rudel (Domaine de Lisson), Béatrice Cointreau (by BC), Corinne Hennequin (L & Vin), Jancis Robinson (JancisRobinson.com) et bien d’autres. Il redonne à la femme sa juste place dans le monde du vin : une place centrale partagée avec l’homme. Car comme le conclue si bien Ségolène Lefèvre, « l’amour et la culture du vin ne sont ni masculins, ni féminins, ils sont bien au-delà des querelles sexistes ».
Les femmes & l’amour du vin. Ségolène Lefèvre. 184 pages. Editions Féret. 2009. 19 €.
Voir également le blog très riche de Ségolène Lefèvre : Boire et manger, quelle histoire !
Si les vendanges démarrent chaque année un peu plus tôt, il n’en est pas de même pour les FAV (nom de code pour les foires aux vins). Je ne pense en effet pas que la grande distribution va les avancer, puisqu’elles se percuteraient alors avec les opérations « rentrée des classes ». Déjà qu’un certain nombre arrivent en même temps que le paiement du dernier tiers des impôts … Et avec les FAV, nous arrivent bien entendu les nombreux numéros « spécial vins » de quasiment toutes les revues d’information, voire des quotidiens. Et cette année, avec la crise, l’amateur providentiellement éclairé par ses revues préférées est censé faire de réelles bonnes affaires.
Là je demande à voir. Car à première vue Bordeaux continue à truster les linéaires avec beaucoup de 2006 et 2007 dans de bouteilles de milieu de gammes. Les 2005 ont été assez peu vus l’année dernière et continuent à bouder les foires. Les Bourgogne restent également rares et les autres régions sont bien représentées en produits moyens, pas mauvais, mais pas extra non plus. Cherchez les « bonnes » affaires … De plus, je fais partie des gens qui croient (à tort peut-être …) que les choses ont un coût et un prix. Que si le vigneron veut vivre de son travail, il va vendre son vin à un certain prix. Que le système de distribution, qui va me permettre de trouver son vin à côté de chez moi, va faire pareil. Et qu’au final, la différence de prix que je vais éventuellement trouver dans une FAV ne vaudra pas les heures que j’aurais passées à éplucher les revues et publicités, ni celles à parcourir les linéaires (voir un article à ce propos).
Bref, en-dehors du Point concocté par Jacques Dupont (édition du 3 septembre, encore disponible chez de nombreux marchands de journaux), je ne me suis pas plus rué sur ces numéros spéciaux que je ne me ruerai sur les FAV.
Chablis, mais également Chinon, Morey-saint-Denis, Sancerre, Cahors, ...
et riesling du Palatinat sont notamment à la carte de ce numéro du Point.
Saluons néanmoins la naissance d’un petit (23 x 28 cm tout de même) nouveau dans le paysage : Terre de
vins. Renaissance, devrais-je plutôt dire, car le magazine existe depuis 1999, mais il se focalisait jusque-là sur les vins du Sud de la France. Un changement d’actionnaire (le Midi Libre
appartient désormais au Groupe Sud-Ouest) a conduit à une refonte complète de la ligne éditoriale. Et si le magasine était déjà remarquable, sa nouvelle dimension le rend encore plus intéressant.
Désormais, il affiche son œcuménisme et sa volonté d’ouverture à « tous les vins et tous les palais » en se montrant « curieux et épicurien, attentif à ceux qui veulent découvrir,
partager, et peut-être aimer ».
Ce premier numéro est nettement à la hauteur des ambitions affichées : mise en page impeccable, photographies superbes, invités de marque pour la rédaction des chroniques … Le duo Bettane & Dessauve signe une sélection très sélective au sein des FAV (difficile de faire l’impasse en cette période) et Bernard Pivot tient la chronique les livres (difficile de m’aligner). Mais une large part est laissée à la découverte des vignerons et des terroirs, avec de nombreux reportages et portraits, notamment de beaux portrait de huits femmes vigneronnes. La revue se prolongera également sur la toile, avec un site Internet dédié où de nombreuses informations viendront compléter les articles. Et tout cela pour une somme finalement très modique. La voilà, la bonne affaire de la rentrée !
Terre de Vins, bimestriel, 114 pages, 5 € chez votre marchand de journaux.
Participeront à ces journées des dizaines d'auteurs, dont
Claude Chapuis (Vineyard trials, Le Chemin des vignes, ...
), Jean-Charles
Chapuzet (Cahors, le roman du vin noir), Marc Lagrange (Le Vin et la
mer), Ségolène Lefevre (Les Femmes et l'amour du vin), Gérard Oberlé (Itinéraire spiritueux), Paul
Torday (Descente aux grands
crus), Kilien Stengel (Oenologie et crus des vins), ...
Le samedi soir, la Confrérie des
Chevaliers du Tastevin tiendra
son Chapitre de l'Equinoxe, de la Plume et du
Vin.
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