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Il y a des globules rouges, il y a des globules blancs, peut-être qu'il y
a aussi des globules rosés ?
Jean Carmet
Il y a des globules rouges, il y a des globules blancs, peut-être qu'il y
a aussi des globules rosés ?
Jean Carmet
J'ai reçu aujourd'hui, de la part de plusieurs de mes contacts, ce mail me demandant de diffuser l'information suivante :
" Bonjour,
Le film "nos enfants nous accuseront" ne peut sortir qu'avec ce référendum !
Pour que ce film (qui dénonce les méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides) sorte en salle, il faut qu'un maximum de personnes regarde la bande-annonce dans les 3 jours à venir : http://nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/bande-annonce.html
Faites passer, même si vous ne le visionnez pas complètement. C'est le nombre de visites dans les 3 jours qui fera le poids ... Le voir est encore mieux. Faites suivre à tous vos contacts ! "
Voilà un message qui ressemble typiquement à une fausse chaine de solidarité, car je ne vois pas comment les internautes pourraient par ce biais influer les circuits de diffusion des films en salle. Et combien de personnes peut-on réellement mobiliser en 3 jours ? Au fait, 3 jours depuis quand ? Le premier message n'est pas daté. Mais ... je n'ai rien trouvé à son sujet sur HoaxBuster.com (qui est LE site à consulter avant de faire suivre quoi que ce soit de ce type).
J'ai regardé le site du producteur, il n'y est nullement fait état de difficultés de distribution du film, qui est bien sorti en salle en novembre 2008 (plus de 250.000 entrées) et en DVD depuis octobre 2009. J’avais d’ailleurs rédigé un article à son sujet (lire l’article).
Ceci-dit, rien ne vous empêche de regarder la bande-annonce, la situation que le film dénonce n’a pas beaucoup évolué depuis. Une suite est d'ailleurs en cours de tournage, sa sortie est prévue pour fin 2010.
Philippe Margot : Taittinger Collection.
Dès sa naissance, le champagne pétillant a été adopté par les élites aristocrates, bourgeoises et culturelles. Il a donc très tôt tissé des liens étroits avec le pouvoir, mais également avec les arts. Plusieurs grandes maisons champenoises ont fait appel à des artistes de renom pour orner leurs meilleures bouteilles et les étuis de ces dernières. Mais c’est certainement la maison Taittinger qui a développé la démarche à la fois la plus aboutie de coopération dans la durée avec des artistes plasticiens contemporains.
Car elle ne se contente pas de reproduire un tableau sur ses étiquettes, que ce soit une œuvre existante ou originale. C’est l’habillage complet de la bouteille, plaque de muselet comprise, qui est confié à l’artiste. Et ceci déjà à 11 reprises : Victor Vasarely a inauguré cette galerie en 1983, suivi deux ans plus tard par Arman. Sept autres créateurs se sont relayés depuis, jusqu’à Zao Wou-Ki en 2003 et Robert Rauschenberg en 2007. Un nouveau projet serait d’ailleurs en cours d’élaboration …
Cliquez sur l’image pour accéder au livre
(en couverture : Roy Lichtenstein, édition 1990)
Certes, la démarche tient tant du marketing que du mécénat, mais la coopération avec ces artistes donne à chaque fois un résultat vraiment superbe. Alors, ne boudons pas notre plaisir et profitons sans vergogne de l’ouvrage que Philippe Margot offre très gracieusement à notre lecture en version électronique. Historique de la maison, présentation de ses différents crus, récit de l’aventure chaque fois renouvelée de la création, biographie des artistes, nombreuses illustrations : l’instant Taittinger se apparait à chaque page de cette visite de la maison et de sa galerie en bouteilles.
Taittinger Collection. Philippe Margot. 43 pages. 2009. Lecture gratuite sur Calameo.com.
Voir également le livre que Philippe Margot a consacré aux œuvres réalisées pour Château Mouton Rothschild, ainsi que la page de Philippe Margot sur Cepdivin.
Le Salon des vins de Loire, réservé aux
professionnels, se tient en ce moment même, du 1er au 3 février à Angers. Parmi les manifestations organisées dans ce cadre, l'une retient particulièrement l'attention de la
blogosphère : le Wine Blog Trophy qui récompense les meilleurs blogs dédiés au vin, en faisant appel au vote des
internautes. A propos, si quelqu'un pouvait me dire ce que représente le logo du concours ... je dois manquer un peu d'imagination ...
Mais revenons aux blogs. Les gagnants ont été récompensés hier soir, tous des auteur(e)s de blogs de très grande qualité, qui partagent leur passion et leurs découvertes, nous parlent de passion et de liberté. J'ai donc beaucoup de plaisir à vous présenter ici :
« Prix des internautes » et « Meilleur design » : Aurélia Filion pour Bu sur le Web. C’est encore elle qui se présente le mieux (l’accent québécois en plus) : « Tout comme d’autres s’effondrent devant la plus belle robe ou à la simple vu d’une paire de souliers vintages dénichée dans la boutique la plus hot de New York City ! moi je pétille à l’idée de goûter le bon, le vrai ». Et moi je m’effondre devant les chroniques vidéo d’Aurélia !
« La plus belle plume » : Hervé Lalau et ses Chroniques Vineuses. Journaliste français et Secrétaire Général de la FIJEV, Hervé collabore à plusieurs magazines et sites spécialisés en vin. « Une chronique
vineuse qui se respecte n'incite pas à boire plus, elle permet de boire mieux, en pleine connaissance de cause. Ceux qui n'aiment pas le vin peuvent aller surfer ailleurs. Qu'ils n'en dégoûtent
pas les autres ».
« Meilleure interactivité » : Emmanuel Delmas pour Sommelier Vins. Après 14 années d'expérience comme sommelier dans des établissements prestigieux en France et à l’international, Emmanuel partage ses connaissances avec le plus grand nombre au travers de son blog. Son crédo : rendre le vin accessible à tous. Un défi relevé grâce à ses très nombreux articles, toujours très pédagogiques.
« Mention spéciale Loire » : Jacques Berthomeau et son blog Vin&Cie, l'espace de liberté. Si vous pensez que le vin c’est (aussi) « un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes » alors ce blog est fait pour vous. Mais attention, pas de mièvreries ici. Si Jacques a ouvert cet espace de liberté, c’est bien pour s’en servir ! Les prohibitionnistes de tous poils n’ont qu’à bien se tenir !
« Meilleur blog » (toutes catégories confondues) : Anne-Laurence Chadronnier pour Rouge, Blanc, Bulles. Après avoir dirigé pendant plusieurs années une propriété dans le Médoc, Anne-Laurence continue à partager sa passion pour le vin au travers de ce blog, riche en rencontres, découvertes, débats d’idées, …
http://rougeblancbulles.blogspot.com
La cave de Joséphine - Le vin sous l’Empire à Malmaison.
L'inventaire de la cave du château de Malmaison, établi peu de jour après le décès de sa propriétaire l'Impératrice Joséphine, au printemps 1814, ne dénombrait pas moins de l’équivalent de 13.286 bouteilles de vin et d’alcools fin. Au-delà de la quantité, ce qui frappe dans le détail de cet inventaire, c’est l’extraordinaire qualité et diversité des crus entreposés, et servis à ses invités, par l’Impératrice. Sa modernité également, car contrairement aux autres caves recensées à la même époque, celle de Joséphine comporte une plus forte proportion de vins rouges que de blancs. C’est également la forte présence de vins de Bordeaux qui la distingue, avec des centaines de Pouillac, Lafitte, Margot, La Tour, Aubrillan (tels qu’orthographiés à l’époque).
Carafon au chiffre « J » couronné de l'Impératrice
Joséphine
Vers 1810-1814, cristal taillé. Musée national des
châteaux
de Malmaison et Bois-Préaun, © Rmn / André Martin
« La cave de Malmaison témoigne d’une période exceptionnelle de transition où, en femme de l’Ancien Régime, Joséphine conserve avec attachement le goût des vins liquoreux méditerranéens, en aristocrate, est fidèle aux bourgognes, en créole, savoure rhums et liqueurs, en femme du monde, aime entendre pour ses hôtes pétiller Ay et Sillery, et en impératrice d’un nouveau régime, tracer avec les bordeaux la voie d’une mode d’avenir », relève Elisabeth Claude dans le catalogue de l’exposition. La période fut en effet exceptionnelle. La bourgeoisie ayant pris goût au vin, jusque-là monopolisé par l’aristocratie et le clergé, la demande explose. La production également : à la fin du XVIIIème siècle, le vignoble français atteint 1,5 millions d’hectares, soit les 2/3 de la superficie mondiale et près du double de l’actuelle. Les progrès de l'industrie du verre (influant l’évolution de la forme des bouteilles) et l’invention de la lithographie (conduisant au développement des étiquettes), vont également contribuer aux profonds changements de la production et du commerce vinicole au cours de la première moitié du XIXème siècle.
« Modèles des Dames-jeannes et des bouteilles qu'on fabrique
à la verrerie de Dioncq-Lenglé à la Basse Ville de Dunkerque »
1809, aquarelle sur papier, archives départementales du Nord, Lille
Si les vins de Joséphine ont pris le chemin de l’exil, si les caves ont été comblées, le château de Malmaison est quant à lui, par la grâce d’un mécène qui l’a sauvé de la ruine voici quelques 110 ans, resplendissant de toute sa splendeur passée. Il offre un magnifique écrin à cette exposition, où l’on peut admirer plus de 200 objets d'art (tableaux, orfèvreries, porcelaines, pièces de cristal, …) et de très nombreux documents et gravures. Provenant tant des collections du musée de Malmaison que de nombreux musées européens et de collections privées, l’ensemble présente une évocation de la cave de Joséphine dans une approche tout autant artistique qu’historique.
La cave de Joséphine - Le vin sous l’Empire à Malmaison. Catalogue de l’exposition, ouvrage collectif sous la direction d’Alain Pougetoux et d’Elisabeth Cauder. 144 pages. Editions RMN. 2009. 25 €.
Pierrick Bourgault : Bars du monde.
Pierrick est-il monomaniaque ? On pourrait le croire, puisqu’il se dit lui-même zinzin du zinc et vient d'achever une tournée de bars en France, après avoir couru le monde pour nous rapporter ce très désaltérant portfolio. Et si l’on rajoute que son grand-père était cafetier, on comprend tout de suite qu’il y a quelque chose de freudien dans sa démarche. Mais je vous rassure, Pierrick aime également les femmes et l’amour, surtout quand ce dernier s’accompagne de vins nouveaux. Mais il aime également découvrir et rencontrer ses semblables à travers le monde, capter l’esprit des lieux où il passe, et là, les bars restent des lieux irremplaçables.
Du plus modeste étal où le thé se réchauffe sur une improbable gazinière aux comptoirs de marbre du cœur des villes européennes, de la table en formica autour duquel on danse jusqu’à pas d’heure au bar design où des voyageurs solitaires trompent leur fatigue à coup de ristretto, ce tour du monde en une trentaine de bars témoigne de leur diversité, reflet de la diversité des cultures. Car ce sont des lieux d’échange avant même de remplir leur fonction d’abreuver leurs clients. Où, ailleurs que dans un bar, pouvez-vous comprendre en quelques minutes la vie d’un pays et l’esprit de ses habitants ?
La qualité de l’impression permet de restituer le rendu très tendre des images, prises en Europe, en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud. Car Pierrick Bourgault travaille sans flash, y compris en lumière faible, permettant à la fois de respecter les personnes photographiées et l’atmosphère des lieux,. Plus de 40 photographies sont ainsi reproduites dans des dépliants sous forme de diptyques, triptyques et quadriptyques, allant jusqu’à un format de 84 cm de long.
Bars du monde. Pierrick Bourgault (textes et photographies). 17 dépliants. Editions de l’Epure. Millésime. 20 €.
Et pour découvrir encore d'autres bars avec Pierrick : monbar.net
Malgré un certain marasme ambiant, les bonnes nouvelles ne manquent pas pour se réjouir à l’aube de cette nouvelle année :
Je vous souhaite une année riche de découvertes œnologiques et littéraires, avec de belles rencontres autour d’un verre de vin et d’un bon livre. Qu’elle vous soit légère comme une bulle de champagne, douce comme un jurançon et épicée comme un gewurztraminer.
Voici le calendrier idéal pour accompagner une année qui rime avec « délices ». Une douzaine d’auteurs de bandes dessinées proposent la recette de leur choix en images. Il s’agit d’auteurs d’horizons (France, Belgique, Suède, Japon, Corée, …) et de style variés, dans une joyeuse confrontation des gouts et des couleurs. Et pour que le délice soit entier, chaque recette est accompagnée par les conseils d’un caviste.
Le calendrier 2010 pour votre cuisine. 12 auteurs de bande dessinée. 26 pages, format 24 x 20 cm. Editions Cambourakis. 9 €.
Message de bienvenue du Secrétaire général de l'ONU
pour l'Année internationale de la biodiversité 2010 from CBD on Vimeo.
Laurence Levy-Dutel & Elisabeth Scotto : Lendemains de fêtes.
Ah les fêtes de fin d’année, les tables bien garnies, les repas qui s’enchainent, de l’apéritif au digestif et on remet cela, et les lendemains … de plomb, matins paupières en panne, tête comme une pastèque et j’en passe des bien pires ! Certes, il y aurait l’abstinence, oui certes, mais ingurgiter quelques connaissances sur le sujet peut vous éviter de vous fourvoyer dans cette bien austère voie. Ne vous égarez donc plus entre pantagruélisme et ascétisme, car voici un guide qui saura vous mener vers les bienheureux chemins du juste milieu.
Comment bien se préparer ? Quelles associations favoriser et lesquelles éviter? Comment prévenir, mais aussi comment soigner les petits maux du coucher ou du lendemain ? Il répondra à toutes vos questions. Mieux encore, au-delà des conseils plus sages que ceux de votre grand-mère, des astuces plus fines que les tuyaux de ce bon vieux Huggy, il vous offrira également des recettes simples et savoureuses. Et parce que les lendemains se préparent bien avant la veille, ne perdez plus un instant et entamez dès aujourd’hui votre entrainement au marathon gastronomique de cette fin d’année.
Lendemains de fêtes. Laurence Levy-Dutel & Elisabeth Scotto. 116 pages. Editions Eyrolles. 2009. 14 €.
Voir également le Bréviaire de la gueule de bois, sans doute un peu moins recommandable …


Alors que les enjeux du réchauffement climatique sont clairement établis, Direct Energie projette la construction de deux
centrales électriques au gaz, sources d'importantes nuisances, notamment de gaz à effets de serre. Ces deux projets, qui ne sont pas destinés à remplacer des centrales thermiques au charbon, sont
fortement contestés, à Verberie dans l'Oise et à Hambach en Moselle.
Dans les deux cas, ils visent à s'installer sur des terrains vierges de
ce type d'équipement, au mépris de la population locale (conseils municipaux opposés, associations opposées, enquête publique avec avis négatif, pétitions, manifestations, ...) et avec des
arguments (chantage à l'emploi, à la taxe professionnelle, ...) qui ne tiennent pas la route.
Informez vous sur : le projet de Verberie ; le projet de Hambach.
Une pétition est également ouverte : lien vers la pétition.
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